Le discours amoureux entendu comme une poussière de figures qui s'agitent selon un ordre imprévisible à la manière des courses d'un insecte dans une chambre, mouche entêtante du verbe que je puis assigner à l'Amour, du moins rétrospectivement, imaginairement...
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Toi qui ameutes et qui passes entre l'épanouie et le papillon sur les fleurs du chemin, reste, reste avec la vague à la seconde où mon coeur expire. Sans plus choisir entre oublier et apprendre puisses-tu me garder au vent de ta branche des amours essentiels....
Lire la suiteJe suis pris dans cette contradiction : d'une part, je crois connaître l'autre mieux que quiconque et le lui affirme triomphalement : "moi, je te connais". Il n'y a que "moi qui te connaisse bien", et d'autre part je suis souvent saisi de cette évidence...
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La fuite est l'engendrement de l'espace sans refuge. La fuite, seulement fuit, mouvement indéfini qui se dérobe, se dérobe et ne laisse rien où l'on puisse se dérober... Mise à nue, "Dévêtissement", où dans la foule, "l'être" est de fuite parce que son...
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L'infini qui s'ouvre. Ni bonheur, ni malheur. Ni l'absence de crainte et peut être déjà le pas au delà. Un sentiment inanalysable qui change ce qui reste d'existence. Comme si la mort hors de moi ne pouvait désormais que se heurter à la mort en moi. Je...
Lire la suiteL'homme de Sade nie les hommes et cette négation s'accomplit tout au long de son oeuvre volumineuse et encore aujourd'hui tenue pour "scandaleuse". Son principal argument revient à dire que le crime est plus conforme à l'esprit de la nature, parce qu'il...
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Que jamais la voix de l'enfant en elle, en lui, ne se taise, qu'elle tombe comme un don du ciel offrant aux mots desséchés l'éclat de son rire, le sel de ses larmes, sa toute-puissante sauvagerie...
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Je suis fou d'être amoureux, je ne le suis pas de pouvoir le dire, je dédouble mon image : insensé à mes propres yeux (je connais mon délire), simplement déraisonnable aux yeux d'autrui, à qui je raconte très simplement ma folie, conscient de cette folie,...
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Celui qui rêve se détourne de celui qui dort. Le rêveur n'est pas le dormeur; tantôt rêvant qu'il ne dort pas; parfois rêvant qu'il rêve et ainsi, par cette fuite dans un rêve plus intérieur, se persuadant que le premier rêve n'en est pas un, ou bien...
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Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre. C'est comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir. L'émoi vient d'un double contact : d'une part toute une activité de discours...
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