Arthur Rimbaud comme un bateau ivre dans la tempête du vivre, sa poésie voyelle, alchimie du verbe, toujours en départ, poésie ville, poésie mouvement, marine écriture, elle est larme, première communion, poésie d'un poète toujours debout quand les assis aux grands squelettes noirs s'effacent déjà des mémoires. C'est le dormeur du val, du val d'azur où saignent les mots bleus d'une âme et d'un cœur perpétuellement déchirés, ses yeux sont les effarés miroirs d'une immense et pure sensation... Arthur Rimbaud, jeunesse vite épuisée, comme suicidée sans fin.