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Autour d'Arthur Rimbaud

CHANSON DE LA PLUS HAUTE TOUR</personname /></personname /> </span />
Qu'il vienne, qu'il vienne,
Le temps dont on s'éprenne.
J'ai tant fait patience
Qu'à jamais j'oublie.
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Qu'il vienne, qu'il vienne,
Le temps dont on s'éprenne.
Telle la prairie
À l'oubli livrée,
Grandie et fleurie,
D'encens et d'ivraies,
Au bourdon farouche
De très sales mouches.
Qu'il vienne, qu'il vienne,
Le temps dont on s'éprenne

Arthur Rimbaud comme un bateau ivre dans la tempête du vivre, sa poésie voyelle, alchimie du verbe, toujours en départ, poésie ville, poésie mouvement, marine écriture, elle est larme, première communion, poésie d'un poète toujours debout quand les assis aux grands squelettes noirs s'effacent déjà des mémoires. C'est le dormeur du val, du val d'azur où saignent les mots bleus d'une âme et d'un cœur perpétuellement déchirés, ses yeux sont les effarés miroirs d'une immense et pure sensation... Arthur Rimbaud, jeunesse vite épuisée, comme suicidée sans fin. 

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