Journal de Soir 3 du 29/08/2005
Commentaire euphorique du journaliste : « Ca y est, c'est fait, aujourd'hui la publication de la liste noire des compagnies dangereuses est entrée en vigueur, la sécurité aérienne progresse doucement... » Quand les avions poubelles, eux, s'écrasent instantanément. Quand à la fameuse liste noire, elle se réduit à six compagnies qui depuis déjà bien longtemps ne volent plus...
Selon des sources de la DGAC, plus de cinquante compagnies devraient figurer sur cette liste. Quand on sait que la même DGAC</personname /> a contrôlé l'avion de la compagnie colombienne qui s'est écrasée au Vénézuela on peut estimer que la liste est encore bien plus longue.
Mais au royaume du capital, c'est l'actionnaire qui décide. Par l'intermédiaire de son « tissu amical », véritable réseau mafieux, il a nombre de députés ou de dictateurs en tous genres dans son agenda. Il règle ses affaires à coup de décrets ou à coups de canons. Il n'est en ce monde qu'une seule et même dictature ; je la nomme dictature du capital. Les intérêts du capital sont intimement liés au désir. Et le désir n'a de cesse quand il procure jouissance.
Les actionnaires de ce monde, monde formaté aux courbes exponentielles du dividende, n'ont de cesse de jouir de leurs rendements qu'ils ne manquent jamais d'alimenter du perpétuel fantasme du « toujours plus ». Fantasme de l'incessant, fantasme de l'entêtant. C'est chez la mule que le fantasme de l'entêtant a été jadis découvert. De nos jours, les actionnaires de ce monde revisitent ce fantasme.