Stéphane Mallarmé grand admirateur précoce de Baudelaire et de Poe, ce Parnassien idéaliste connut en 1866 une profonde crise intérieure qui le conduisit à fonder une conception radicalement nouvelle de la poésie. Cette révolution poétique n'eut guère d'échos avant le milieu des années 1880, quand Verlaine et Huysmans le firent connaître à un public plus large et attirèrent à lui la nouvelle génération poétique. Le poète devint dès lors, à son corps défendant, le maître du symbolisme naissant, et put en tout cas publier, en 1887, la première édition de ses Poésies - tirée à quarante exemplaires...
Il travailla à son Livre impossible : rassembler et compléter les écrits d'une vie : Album de vers et de prose (1887), Pages (1891), Vers et prose (1893), La Musique et les Lettres (1895), Divagations (1897)...
Igitur (donc) poèmes de Mallarmé
</strong />"Igitur n'est pas seulement une exploration, mais une purification de l'absence, un essai pour rendre celle-ci possible et puiser en elle la possibilité. Igitur</personname /> ne cherche pas à dépasser, à se dépasser, ni à découvrir par ce dépassement volontaire un point de vue nouveau de l'autre côté de la vie. Il</personname /> meurt par l'esprit : par le développement même de l'esprit, par la présence à lui-même, à ce cœur profond et battant de lui-même, qui est précisément absence, l'intimité de l'absence, la nuit." Maurice</personname /> Blanchot</personname /> L'espace littéraire