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Assurances

Comme les animaux nous avons besoin d'un territoire. Pour territorialiser nos peurs, nos joies, nos tribus.

Alors, certains d'entre vous se décident un jour à contracter un crédit bancaire.

On emprunte du capital pour capitaliser un territoire, un espace à soi. Après nombre de contrôles et d'insidieuses interventions au cœur de votre monde intime, on vous oblige à souscrire à une assurance décès pour garantir le remboursement de la dette que vous contractez.

En principe, cette assurance est reversée aux compagnies d'assurances titulaires du contrat.

En fait, les banques majorent cette prime dont une partie leur est reversée par les compagnies d'assurances, grâce à un maquillage juridique complexe. C'est près d'un milliard d'euros que les banques empochent ainsi, à votre insu, en toute légalité (sources : canard enchaîné du 31 août 2005)

Le droit, c'est le nouvel asservissement des peuples.

A cet éclairage, on comprend soudain l'acharnement de nos démocraties à étendre les droits de l'homme à la terre entière. Ces droits sont la subtile et insidieuse combinaison d'une liberté, toujours conditionnelle, avec une somme de devoirs, de règles à respecter pour le bon fonctionnement de la petite entreprise.

Les nouvelles démocraties sont des sociétés de contrôles qui visent à asservir l'individu dans une chaîne complexe de process micro-fascistes. Les répressions prennent la forme d'interdictions, de règlementations auxquelles on n'échappe jamais. On peut toujours contester le bien fondé de telle ou telle loi, la contestation a toujours un coût économique conséquent, proportionnel à la taille des enjeux financiers en lice.

Et la France d'en bas a-t-elle les moyens de défendre ses droits ? Jamais.

La loi comme principe de dictature, de régulation fasciste et fascisante. Les évacuations de familles entières d'immeubles dits insalubres en Paris ont été exécutées ce jour au nom de

la loi. Et</personname /> ces familles quels sont leurs droits ? Le droit de subir, le droit à porter leur exil plus loin. Loin des projecteurs de la capitale et du capital, loin du territoire du ministère de l'intérieur. Notre Sarko-léon, Napoléon des temps modernes ne saurait tolérer cette situation, qui, rappelons-le, date déjà de plus d'une décennie...

Le maquillage juridique a ses spécialistes. Et les pauvres ne sauraient se prémunir de lois dont ils n'ont jamais les moyens financiers de s'affranchir.

Tout revêt un sens juridique. Même la misère.

Le droit comme principe d'asservissement des peuples aux souverainetés crapuleuses des grands argentiers de ce monde. Et leurs visages sont anonymes comme leurs sociétés, quand leur pouvoir est toujours plus puissant.

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