• Menace

    Le discours amoureux entendu comme une poussière de figures qui s'agitent selon un ordre imprévisible à la manière des courses d'un insecte dans une chambre, mouche entêtante du verbe que je puis assigner à l'Amour, du moins rétrospectivement, imaginairement comme un pur devenir réglé d'avance. C'est par ce fantasme historique que parfois j'en fais « une aventure ». La course amoureuse paraît alors suivre trois étapes ou trois actes. C'est d'abord, instantanée, la capture (je suis ravi, capté par une image), vient alors une suite de rencontres (rendez-vous, téléphones, lettres, petits voyages) au cours desquelles j'explore avec ivresse la perfection de l'être aimé, c'est-à-dire l'adéquation inespérée d'un objet à mon désir. C'est la douceur du commencement, le temps propre de l'idylle. Ce temps heureux prend son identité (sa clôture, son cercle) de ce qu'il s'oppose (du moins dans le souvenir) à la « suite ». La « suite » c'est la longue traînée des souffrances, blessures, angoisses, détresses, ressentiments, désespoirs, embarras et pièges dont je deviens la proie, vivant alors sans cesse sous la menace d'une déchéance, d'un terme final qui frapperait à la fois l'être aimé et moi-même, tout comme cette menace détruirait la rencontre prestigieuse qui nous a d'abord découverts l'un à l'autre, dans une mise à nu mise à mort...

    Inspiré par Roland Barthes (fragments d'un discours amoureux)

  • Commentaires

    1
    Samedi 4 Février 2006 à 11:01
    OAaaahh
    L'Ammmûûûre nous tuera...
    2
    Dimanche 5 Février 2006 à 11:02
    je reviens
    Suis pressé , mais je vais venir te relire a mon aise
    3
    Dimanche 5 Février 2006 à 12:07
    fantome
    je ne veux pas vivre avec le fantôme de la déchirure. l'objet de mes désirs n'est pas celui que je fantasme, je le sais. ses défauts sont tous aussi présents et ennuyants que les miens. je veux l'aimer, je l'aime entier, sans peur du lendemain, sans peur de découvrir qui il est car je sais ce qu'il fait vivre en moi : amour.
    4
    Dimanche 5 Février 2006 à 13:05
    trilogie
    je crois que j'ai produit 3 images hier que collent à tout ceci, c'est fou!..là j'ai compris d'un trait (chose rare), perso suis en phase n°4 c'est dire à la case départ ou moins que zero. je comprends mieux le concept du vide d'yves klein.
    5
    Lundi 6 Février 2006 à 14:08
    le discoursvamoureux
    reste pour moi de la chinoiserie qui me fait de moins en moins croire en l'amour...qqn m'a dit que plus on n'y croit plus plus on augmente les chnces de tomber amoureux...je ne sais pas ...en tout cas j'aimerais attrapper cette "maladie" (je pense à ...zut.. comment ils 'sappelle ce grand monsieur de la chanson ...) plut^ot qu'avoir ce déréglement du corps que me cause ce viruis chop" je ne sais où ni par qui
    6
    Lundi 6 Février 2006 à 16:18
    Ca a été
    Barthes, chambre clair contre chambre noir du Ca a été "l'image comme langage
    7
    Mardi 7 Février 2006 à 20:21
    trois périodes heteroclites
    "Il y a des chagrins d'amour que le temps n'efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites."Marc Levy
    8
    Mardi 14 Février 2006 à 16:01
    l'amour
    c'est un grand bouquet composé de mots et de mots, un flot de sentiments
    9
    Mardi 14 Février 2006 à 16:01
    mince
    je voulais dire de maux et de mots
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